Relations presse et relations médias

Obtenir qu'un journaliste écrive sur une entreprise industrielle, un matériau, une fédération. Le communiqué, le dossier, la relance, le porte-parole, et ce qui se passe quand la nouvelle n'intéresse personne.

Ce qu'Apocope a fait pendant trente ans

Les relations presse étaient le premier métier de l'agence, dès 1990 : une directrice associée en charge des relations presse et de l'édition, puis un réseau de journalistes et de relais d'opinion en Europe, en Asie et en Amérique. Les secteurs couverts donnent une idée du terrain : aéronautique, automobile, composites, construction, emballage, environnement, habitat, matériaux, nautisme, plastiques, textile. Les clients allaient de Coca-Cola France à la Fédération de la plasturgie et des composites, de La Banque Postale à JEC Group, l'organisateur du plus grand salon mondial des composites.

Cette rubrique transforme ces années en méthode : ce qu'un journaliste attend, ce qu'il jette, et comment un réseau de relais se construit puis s'entretient, en France comme à l'étranger.

Les quatre moments d'une relation presse

Le fait. Une nouvelle usine, un procédé, une nomination, un résultat, une étude. Sans fait, pas de communiqué ; on écrit un article de fond, ou on attend.

L'écriture. Le communiqué tient sur une page, titre en dessous de 80 caractères, chapô qui répond aux cinq questions, une citation qu'une personne nommée pourrait dire à l'oral. Les exemples commentés montrent cinq communiqués réels, réécrits. Le dossier de presse accompagne les lancements et les salons.

L'envoi et la relance. Un envoi personnalisé à vingt journalistes choisis bat un envoi groupé à mille. La relance téléphonique se fait dans les 48 heures, une seule fois, avec une information supplémentaire.

La parole. Le dirigeant ou l'expert qui répond au journaliste est préparé : éléments de langage écrits à l'avance, media training pour les sujets sensibles, règle claire sur le off.

Les erreurs les plus fréquentes

Le communiqué qui parle de l'entreprise plutôt que de la nouvelle. L'adjectif à la place du chiffre. La pièce jointe de 30 Mo. Le fichier presse acheté et jamais trié. Le porte-parole qui apprend la question en l'entendant. La relance qui demande « avez-vous bien reçu ? ». Et la fausse exclusivité, celle qu'on promet à trois rédactions.

Les outils de la rubrique

Le vérificateur de communiqué de presse note un texte sur douze critères en collant son contenu. Le quiz relations presse teste les réflexes de base. L'infographie Anatomie d'un communiqué de presse résume ce qu'un journaliste regarde, dans l'ordre.

Questions fréquentes

Relations presse ou relations médias, quelle différence ?

Les relations médias englobent la presse écrite, la radio, la télévision, les sites d'information et les créateurs de contenu spécialisés. L'usage français dit encore « relations presse » pour tout, et c'est le terme que les annonceurs cherchent. Apocope emploie les deux.

Combien coûte une mission de relations presse ?

En agence, une mission continue se facture au forfait mensuel ; les ordres de grandeur courants en B2B vont de 1 500 à 6 000 euros par mois selon le nombre de journalistes suivis et la production attendue. Une opération ponctuelle (lancement, salon) se chiffre au projet. Un attaché de presse indépendant est souvent moins cher mais couvre moins de titres.

Faut-il payer pour être publié ?

Non dans les relations presse. Un article obtenu par relation presse n'est pas acheté. Ce qui s'achète est un espace publicitaire ou un publi-rédactionnel, identifié comme tel. Mélanger les deux abîme la relation avec la rédaction.

Quel est le meilleur moment pour envoyer un communiqué ?

Le mardi, le mercredi ou le jeudi, entre 8 h 30 et 10 h, hors périodes de bouclage du titre visé. Mais le bon moment est surtout celui où vous avez une information : une nouvelle usine, un contrat, un chiffre inédit, une nomination. Sans fait, l'heure n'y changera rien.